
Mise en bouche
Mise en bouche
Je ne sais plus exactement où la soirée avait lieu, ni avec qui je m’y suis rendue. Je me souviens d’un immense salon, uniquement meublé d’une table basse. Sur des coussins posés à même le sol, une dizaine de couples trentenaires se bécotaient en se caressant gentiment. Tout le monde était encore habillé, signe que la soirée n’avait pas encore vraiment commencé quand nous sommes arrivés. Notre hôte, un homme souriant, nous a remis une coupe de champagne en nous invitant à trouver une place.
Quelques minutes plus tard, un chemisier, puis une jupe tombèrent à terre. Ce fut le signal : les cris de plaisir de la jeune femme qui se faisait lécher les seins, furent rapidement noyés dans la douce musique du plaisir.
Avide de belles images, j’avais les yeux partout : une jeune femme s’était assise sur la table basse et se faisait fouiller furieusement: un, deux, puis trois doigts s’insinuèrent en elle, lui arrachant des gémissements de plus en plus rauques. Son partenaire, qui mimait une baise féroce commençait même à titiller son petit trou. Une autre, penchée à angle droit, tendait son cul et suçait un membre raide et de belle taille.
Son acte, pourtant banal dans ce contexte, attira mon attention. La femme ne suçait pas vraiment : elle se faisait baiser la bouche. Ce fut mon premier contact visuel avec lui : sa queue sucée par une autre.
Je ne voyais pas son visage. Il était de dos et j’étais hypnotisée par le spectacle de ce membre. Il l’avait d’abord appuyé sur les lèvres de la femme, jusqu’à les faire s’entrouvrir. Aucune brutalité aucune impatience, mais pas de douceur affectée non plus. Lorsque son sexe s’engouffra dans le chaud tunnel se fut pour y prendre toute la place : les joues de la fille se creusèrent, ses narines frémirent… Il ne fallait plus espérer faire entrer autre chose ! Une main large, aux doigts fins vint se placer sur les cheveux de la demoiselle. Par courtoisie, l’homme lui caressa doucement la tête, avant de resserrer sa prise, pour maintenir en place le chaud conduit dans lequel sa queue allait et venait à un rythme entêtant et régulier. Ses coups de reins prenaient de l’ampleur : il investissait sa bouche comme il l’aurait fait avec son con ou son cul. Sans doute les lui offrirait-elle au cours de la soirée, mais pour l’instant, il était maître de sa bouche. La main de plus en plus fermement campée dans ses cheveux, il accéléra le mouvement, avant de s’extirper brusquement de ses lèvres. Surprise, la jeune femme ne bougea pas, vide, en attente. Son rouge à lèvres avait coulé, mais elle n’en était que plus excitante ainsi, un peu défaite. Il prit sa queue entre ses doigts et la frappa au visage, sans méchanceté. Elle voulut jouer, reprendre possession de son membre, mais il ne la laissa pas faire. Elle pensait le tenir, mais ne décidait de rien.
Il se replaça devant la bouche de la fille et s’y enfonça à nouveau profondément. Je crus même qu’elle allait s’étouffer, mais non, elle gérait admirablement cette colonne de chair envahissante. Il donnait à nouveau le rythme, lui faisant bien comprendre, pour son plus grand plaisir, qu’elle n’était qu’un trou. Sa queue allait et bougeait de plus en plus vite. L’homme se mit à trembler avant de décharger de longues giclées de sperme dans la bouche de la fille. Je ne le vis pas. Elle n’en perdit pas une goutte.
Je n’ai jamais su si je devais mon orgasme à la langue de mon partenaire ou au regard à la fois soumis et fier que cette fille lança à cet homme qui venait de lui jouir dans la gorge.
© Miss Kat

La dentiste
J’adore mon métier. Soulager la douleur au quotidien, rendre le sourire, au sens figuré comme au sens propre, j’ai toujours trouvé cela très gratifiant. Aucun patient n’est jamais reparti de chez moi mécontent. Celui de ce matin avait même l’air heureux. Et pour cause…
Ca fait un moment que Stéphane et moi nous tournons autour. Il est venu me voir pour la première fois il y a environ six mois, pour une visite de contrôle suite à une dent mal soignée. Puis, il a repris rendez-vous plusieurs fois. Des patients qui viennent pour passer le temps, j’en ai quelques uns : des personnes âgées pour la plupart. Je les oriente gentiment ailleurs car mon agenda est déjà surchargé.
Je n’ai jamais rembarré Stéphane : beau gosse d’une trentaine d’années, châtain aux yeux verts, il m’a immédiatement fait craquer. J’ai des doutes, mais il me semble bien que je lui plais : un clin d’œil en partant, une minute de trop à regarder mes jambes, ou encore, la tête un peu trop présente contre ma poitrine pendant les soins… Rien de désagréable, bien au contraire ! Ce sont les avantages du métier, même si, jusqu’à présent, je ne les ai jamais expérimentés plus que ça. Depuis que je le connais, je prends un malin plaisir à me mettre en jupe quand je sais qu’il doit passer me rendre visite.
Stéphane entre dans le cabinet. Je lui fais la bise. Est-ce un effet de mon imagination ? Sa main se serre sur ma hanche… C’est le mouvement d’un amant avant de retourner sa belle et de la prendre contre la vitre. Il fait chaud tout à coup. Reprends-toi ma grande.
Il s’installe, toujours souriant. Mes mains tremblent un peu, mais heureusement, il ne s’aperçoit de rien. Très vite, le professionnalisme reprend le dessus. J’inspecte sa bouche avec minutie, pour constater qu’il n’y a rien à voir.
Je m’apprête à lui demander où il a mal, quand je sens sa jambe tout contre la mienne. Cette fois, aucun doute possible : il s’agit bien d’une manœuvre d’approche. Il fait décidément très chaud dans la salle. Je prends mon temps. Je lis dans son regard que nous sommes sur la même longueur d’ondes. Ses yeux brillent d’une lueur toute neuve qui me fait chavirer. Il reste un léger doute, que sa main qui se pose sur mes seins a tôt fait de lever.
Je me penche davantage : la vue sur mon décolleté est plongeante. Il en profite. Avec toute la maitrise qui me reste, je parviens à ne pas trop trembler en reposant mes ustensiles sur la tablette.
Il est temps de reprendre l’avantage : Stéphane n’a pas l’air de vouloir bouger du fauteuil. Un phantasme ? Pourquoi pas. La bosse qui s’est formée sous son pantalon ne laisse aucun doute sur son état d’excitation. Savoir que je lui fais cet effet-là me survolte. D’un geste décidé, je pose ma paume dessus et le sens tressaillir.
Ma culotte est trempée. Je ne suis jamais passée à l’acte avec un patient, mais l’idée me tente terriblement. Je passe la langue sur mes lèvres et lui souris. Stéphane attrape ma main : il tient à ce que je sente bien à quel point il bande : Sans le quitter des yeux, je devance sa demande en ouvrant son pantalon. Pas de caleçon : son sexe raide s’impose dans ma main. Sa queue est longue et épaisse. Je la caresse lentement, avec envie. J’ai hâte de la sentir en moi, pourtant, je veux prendre le temps. Stéphane, les yeux clos, profite du moment en gémissant doucement.
Sa main ouvre ma blouse. Est-il déçu ? Je porte des vêtements en dessous ! Qu’importe, il se fraye rapidement un chemin sous mon pull. Quand il effleure mon soutien gorge, mon pouls s’accélère. Ses gestes sont doux, mais il a du mal à se maitriser. Je sens bien qu’il voudrait reprendre l’initiative maintenant. Il n’ose pourtant pas encore rompre le jeu. Tant mieux.
Quand il rouvre les yeux, je me penche au dessus de son sexe et le prends délicatement en bouche. Il laisse échapper un petit cri au moment où je l’engloutis tout entier. Ma bouche va et vient tandis que je caresse ses bourses d’une main douce mais ferme. J’aime ce moment où je contrôle du bout des lèvres, le plaisir de mon partenaire.
Stéphane tremble. Sa jouissance n’est pas loin. Il pourrait gicler dans ma bouche. Je prendrais un grand plaisir à découvrir son goût. Mais j’ai envie de vivre cette scène digne d’un film porno, jusqu’au bout : il me prendra dans mon cabinet avec du monde dans la salle d’attente. Je le chevaucherai en blouse, sur ma table d’auscultation.
Je remonte ma jupe sur mes hanches et me débarrasse en hâte de ma culotte, avant de venir m’empaler sur lui. Il me remplit complètement. Je reste immobile, juste le temps de sentir son sexe dur palpiter en moi. Mon ventre bouillonne. Il attrape mes hanches et commence à bouger. Le fauteuil résiste sans bruit à cette double charge. J’ai bien fait d’investir dans du matériel de qualité ! A mesure qu’il accélère la cadence, j’ai du mal à retenir mes cris de plaisir. Il jouit le plus discrètement possible, même s’il me semble que tout l’immeuble nous a entendus.
Stéphane m’attire à lui et m’embrasse. Nous restons ainsi un moment en silence. Il finit par rompre le silence :
– J’en avais tellement envie…
– Au point de risquer de te faire soigner une dent sans anesthésie ?
– J’étais près à tout ! Tu me rends dingue.
Je me relève en souriant et le libère. Quand je repose le pied au sol, ma tête tourne légèrement. Nous nous rajustons en vitesse : j’ai entendu la porte plusieurs fois. D’autres patients m’attendent.
Nous nous regardons, presque gênés : comment conclure ? Je n’ai jamais regardé le film jusque là…
– J’ai mal au dos…, murmure Stéphane en regardant le fauteuil.
– Je suis désolée ! Ce n’est sans doute pas le plus confortable pour…
– Tu me ferais un massage… A domicile ?
– Oui !
J’ai répondu si vite que j’en rougis. Un comble après ce qui vient de se passer ! Mais ça y est, il sourit à nouveau.
– Alors à ce soir, docteur, me dit-il en m’adressant un clin d’œil. La main sur la porte, il ajoute : Mon adresse et mon numéro de portable sont dans mon dossier.
© Miss Kat

Les Amoureux Libertins chez Métamorphose !
Les Amoureux Libertins sont chez Métamorphose !
Vous vous souvenez peut-être que mon reporter préféré, Chaki était parti à la découverte de Métamorph’Ose, une boutique de vêtements coquins à Paris. Un lieu dédié à la mode libertine et fétish, de quoi se sentir beaux et sûrs de soi, condition sine qua none à une soirée réussie, quelqu’en soit le thème !
Martine et Jean Pierre, “Les Métas” comme ils aiment qu’on les appelle, sont de grands amateurs de littérature érotique. Ils avait déjà distribué Sex in the Kitchen d’Octavie Delvaux. Les Métas ont accepté de lire les Amoureux Libertins.
C’était déjà une joie de leur faire lire et une fierté de savoir qu’ils ont aimé le livre. Mais ce n’est pas tout…
J’ai le grand plaisir de vous annoncer que vous pouvez dés à présent vous procurer les Amoureux Libertins chez Métamorph’Ose, 15 rue Quincampois, métro Les Halles.

Au camping
Quelle poisse ! Tomber en panne à cinquante kilomètres de LA soirée libertine de l’année ! Dire qu’elle a dû coucher pour obtenir une invitation ! Certes, elle aurait céder de toute façon, tant l’organisateur lui faisait envie. Mais ce n’est pas la question. Inutile de se forcer pour faire ressurgir dans son ventre les délicieuses sensations que lui avaient procuré les coups de reins de cet incroyable étalon. En d’autres circonstances, comme ce matin avant de partir travailler par exemple, elle aurait laissé ses doigts frotter son bouton jusqu’à la décharge salvatrice. Mais ce n’est vraiment pas le moment.
« Habillée », si on peut dire, d’un corset tellement serré qu’elle peut à peine respirer et d’un minuscule bout de tissu, qui ne devait d’être devenu une jupe qu’à la faveur d’un seul et unique bouton et chaussée d’une paire de talons si haut qu’elle avait dû les quitter pour conduire, Elise maudit pour la centième fois sa voiture. Elle est bloquée en pleine campagne. La technologie s’acharne : son portable n’indique aucun réseau disponible.
La mort dans l’âme, elle repère un chemin, sur lequel elle s’engage à pied pour aller demander de l’aide. Au bout d’un moment, elle avise panneau : « Camping des flots bleus – naturiste ». Allons bon ! Dans cette tenue, elle risque fort de détonner au camping !
Elle aperçoit enfin une maisonnette avec un autocollant « réception » sur la porte. Elle frappe, d’abord timidement, puis plus fort. « Vite un téléphone ! »
Un homme d’une soixantaine d’années vient enfin lui ouvrir. Il ne porte qu’un short et des tongs. Sa peau brunie par le soleil et ses cheveux grisonnants qui tombent en cascades sur ses épaules lui donnent l’air séduisant. Son sourire de bienvenue est aussi surpris que charmant… Et il ne semble pas insensible aux « charmes » de la jeune femme.
Bien que libertine et habillée pour, Elise est presque intimidée par le regard bleu profond du gérant du camping.
– Bonsoir, balbutie t elle. Ma voiture est en panne et je… Vous pourriez… Je pourrais appeler un garagiste ?
– Mademoiselle, à cette heure-ci les garagistes… Le garagiste devrais-je dire, c’est Raymond et il a fermé depuis longtemps !
Elise pousse un profond soupir. Ce n’est qu’une demi-surprise, mais elle avait cru aux miracles.
– Je vais quand même essayer de l’appeler. En attendant, vous devriez venir avec nous sur la place.
– Avec vous ?
– Oui ! Nous organisons une soirée spéciale « Années 80 ». Ca risque d’être long pour votre voiture, alors venez donc en profiter !
« Super… Je troque la soirée la plus chaude de l’année contre la nuit disco du camping ! »
Elise le remercie et jette un œil : un peu plus loin, les projecteurs et la boule à facette illuminent la buvette. En apercevant les corps qui se trémoussent sur Born to be alive elle soupire.
– Y a pas encore beaucoup d’ambiance, mais d’ici une petite heure… dit le gérant avec un grand sourire.
« Chouette… »
Elise est de plus en plus dépitée. Elle n’a plus qu’une envie : partir d’ici au plus vite.
– Raymond ne répond pas, dit le gérant, mettant fin à ses espoirs de fuites rapides. Vous savez où dormir ?
Elle n’y avait même pas songé. Dormir n’était pas dans ses projets ce week-end ! Caresser, palper, lécher, sucer, bref, s’amuser entre « adultes consentants » les voila ses projets !
– Non…
– Nous pouvons vous trouver une tente mais il faudra la monter. A moins bien sûr que vous ne trouviez un ami pendant la soirée !
Elise sursaute : A-t-elle bien vu le gérant lui adresser un clin d’œil avant de la mater de la tête aux pieds ?
– Je sais où habite le garagiste, je vais aller voir si je peux le convaincre de vous dépanner. En attendant… Amusez-vous bien ! lui lance t il en la poussant dehors.
Il lui fait un dernier signe de la main et s’éloigne. Du haut de ses talons, Elise avance difficilement sur la terre battue. A son approche, les têtes se tournent. Elle devient vite l’objet de tous les regards. Comme prévu, sa tenue ultra sexy et provocante n’est pas du tout dans le style du lieu. Gênée de se sentir ainsi observée, Elise s’assoit dans l’ombre, espérant se faire oublier.
Peine perdue.
La boule à facettes éclaire par intermittence sa poitrine pigeonnante, furieusement plus excitante que n’importe quel top moulant. Les « vous êtes charmantes », « vous dansez ? » fusent. Elise refuse poliment, mais sa moue hautaine commence à faire parler. Elle entend même distinctement « Pour qui elle se prend ? »
Elise soupire. Que fait-elle ici ? Elle envisage sérieusement de retourner s’enfermer dans sa voiture.
Tout à coup un « détail » incongru attire son attention : un homme entièrement nu traverse la piste de danse, sans aucune gêne. Personne ne semble le remarquer. Elle hésite à se frotter les yeux au risque de faire couler son rimmel. Non, elle ne rêve pas : le type est à poil, une planche de surf en polystyrène sous le bras. Il salue un couple sur le bord de la piste. Elle réalise brusquement ce que signifie la mention « naturiste » sur le portail du camping.
Elise en pleurerait presque : elle vit l’exact opposé de tous ses fantasmes concernant cette soirée : elle s’était imaginée buvant du champagne au son d’une musique raffinée et de quelques soupirs discrets, regardant des corps gracieux s’ébattre jusqu’à l’orgasme… On vient de lui mettre un gobelet de coca éventé entre les mains tandis que la foule en délire reprend en cœur « jolie poupée » de Bernard Menez.
– C’est un cauchemar…, murmure t elle affolée.
Son regard accroche alors celui d’un jeune homme sur la piste. Pantalon blanc, chemise à paillettes ouverte sur un torse imberbe, chaine en or… Rien de remarquable, il se fond dans la masse. Sans doute le fils d’une famille de vacanciers, car il ne doit pas avoir plus de 17-18 ans. Mais ses yeux ! Deux émeraudes qui l’agrippent et la transpercent de part en part. Un sourire conquérant qui semble avoir déjà maintes fois fait ses preuves sur la gente féminine… Elise est sous le charme. C’est simple, s’il lui demande, elle vient danser. Elle accepterait même de faire une chenille, rien que pour sentir ses mains la prendre par la taille. Des mains qu’elle imagine déjà attrapant ses seins, ou son cul… Elle ferme les yeux et des images l’assaillent : cuisses écartées, elle le laisse prendre possession de son sexe béant et humide…
– Ca ne va pas ma petite dame ? On dirait que vous avez du mal à respirer !
L’homme qui lui parle porte un bob sur la tête et un short sur les fesses. C’est tout. Et pour rien au monde, Elise ne voudrait qu’il retire l’un ou l’autre : le bob parce que le peu de cheveux qui lui reste sont collés à son front par la suer, le short parce que le ventre proéminent qui en déborde ne lui donne vraiment pas envie d’en voir davantage…
– Non, ça va, merci…
© Miss Kat

Un article qui bouleverse “mes” idées reçues
Ce mois-ci, le magazine Néon publie un article d’une copine journaliste, Sandra Franrenet. Tiens, c’est super ça! En plus, j’aime bien Néon. Je l’achète donc. A la faveur d’un retour de Normandie, je le lis. Et je prends une telle claque, que j’ai eu envie de l’écrire ici.
Le titre, d’abord, me saute au visage : “Caroline, 30 ans séropo.” Sandra raconte comment une trentenaire a découvert sa séropositivité et a appris à vivre avec.
Comme elle le rappelle très justement en début de l’article, notre génération a été traumatisée par le VIH et la hantise de l’attraper. J’ai vu, comme tout le monde ou presque, Philadelphia. Un beau film, mais tellement fade à côté de l’excellent Compagnons de longue date, qui m’a marqué à vie.
Je l’avoue sans honte, j’ai connu l’attente angoissante des résultats de laboratoire et le soulagement que ne vécut pas la jeune femme de l’article. Pour moi, un séropo, c’était encore un malade, gravement atteint. J’apprends qu’on peut vivre normalement en étant traité. Je me souviens des traitements qu’on voyait dans Les nuits fauves, ces cachets énormes et si nombreux (jusqu’à 30 par jour à l’époque) qui rendaient affreusement malade. En 2014, le VIH se traite en un seul cachet par jour et tend à devenir une maladie chronique au même titre que le diabète.
Je donne pour le Sidaction, mais je n’ai jamais suivi les progrès de la recherche. Je découvre que le monde a changé, en mieux. Je réalise qu’autour de moi, les plus jeunes seront peut-être la génération post VIH comme nos parents ont connu l’avant.
Les mentalités évoluent aussi. Il semblerait que le VIH ne fasse plus si peur. Tant mieux. Mais n’oublions pas que la maladie existe encore. Il reste du chemin à faire.
Un autre article éclairant est paru sur le Huffington Post : 7 idées reçue sur le Sida aujourd’hui.
Et parce que la lutte n’est pas fini, pour faire un don, le site du sidaction

On parle des Amoureux Libertins
Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, je ne critique pas. D’abord, parce que ce n’est pas dans ma nature de critiquer (Miss, pourquoi tu ris ?) et parce que je soutiens le travail de ma maîtresse. Je relaie donc les avis qui commencent à apparaître sur les différents blogs et sur Facebook au sujet des Amoureux Libertins :
Sur la page Facebook des Amoureux Libertins (plus de 190 likes, yeah !) nous avons partagé les avis des premiers lecteurs. Positifs, encourageants, ils nous font super plaisir !
Le jour où elles sont venues à la galerie Gingko Art de Pontoise Julie Derussy et Clarissa Rivière furent les premières à avoir tenu en main, même pas le livre, le Bon à Tirer ! Autant vous dire que les critiques de Julie Derussy et Clarissa Rivière, Miss Kat les attendait avec impatience !
Cliquez ici pour lire la critique de Julie Derussy, et là, pour celle de la douce Clarissa Rivière
Après la sortie du livre, Miss Kat a envoyé son livre à plusieurs amies de plume. Chocolat Cannelle et Aline Tosca sont les premières à l’avoir reçu . Voici leurs avis :
Sista Aline
Chocolat Cannelle, la directrice de la collection E-ros aux éditions Dominique Leroy
Une autre critique qui me touche particulièrement parce qu’il a réussi à venir à la soirée de lancement, celle d’R-One Torrent: un Homme a lu les Amoureux Libertins et il a aimé !
Enfin, le blog Nouveau Plaisirs a lu et aimé les Amoureux Libertins: la critique à lire ici.
Si après tout cela, vous souhaitez lire Les Amoureux Libertins, sachez qu’ils sont disponibles à la librairie Lettres et Merveilles de Pontoise et à la librairie la 23ème marche à Auvers sur Oise. Une grande joie et une vraie fierté ! (Un jour, il faudra que je vous raconte Miss Kat et Lettres et Merveilles. C’est une jolie histoire… L’histoire d’une lectrice qui arrive dans une nouvelle ville et trouve son paradis.)
D’autres points de ventes et une dédicace sont déjà prévus. Je vous en reparle très bientôt.
En attendant, pour vous procurer le livre, je vous remets le lien vers le site de l’éditeur.(Les Amoureux Libertins sont visibles dès la home page !)
Et voici le lien vers Les Amoureux libertins sur Amazon !
Chaki
Le matou reporter
Première retombée pour les Amoureux Libertins
Les Amoureux Libertins dans la presse !
Oui, oui, je vous entends d’ici: la gazette du Val d’Oise ce n’est pas Libé. Je sais, mais ça fait super plaisir quand même.
La soirée de samedi a donné lieu à un article dans la presse locale. Espérons qu’il sera suivi par (beaucoup) d’autres. J’attends avec impatience les retours des blogueuses qui l’ont lues en espérant que ce livre rencontrera son public.
Merci encore à tous pour votre soutien !

Soirée de lancement des Amoureux Libertins
Il m’a fallu tout mon dimanche pour atterrir après cette magnifique soirée…
Un grand merci à tout ceux qui ont pu venir partager avec nous l’aboutissement d’un an de travail. Grâce à vous nous sommes sûrs que ce livre trouvera son public. Encouragements, félicitations, plein de mots qui font chaud au cœur et qui donnent des envies de suite à ce projet. Pour ceux qui n’ont pas pu venir, un après-midi dédicaces aura lieu prochainement dans une librairie parisienne. Je vous indiquerai la date très bientôt.
Un énorme merci également à l’agence Zen@com Conseil qui a assuré toute la direction artistique, à la maison d’édition In Libro Veritas qui nous accompagne et à Pierre, propriétaire du Gingko Art à Pontoise, grâce à qui la soirée a eu lieu dans un cadre magnifique.
Si vous me suivez sur Facebook ou Twitter, vous avez partagé mon émotion quand j’ai vu le livre pour la première fois. Que dire du moment où on m’a demandé ma première dédicace ? Rien ne pouvait me rendre plus heureuse ! Denis et moi avons dédicacé une cinquantaine de livres. C’était d’ailleurs la première fois que je le voyais dessiner : j’ai été très impressionnée !
Que vous dire de plus ? Les images parlent d’elles-mêmes !
Vous souhaitez vous procurer Les Amoureux Libertins ?
- Pour les moins patients, le plus simple est de m’envoyer un message.
- Je mettrai en ligne le lien vers la librairie d’In Libro Veritas dans quelques jours
- Je vous indiquerai les différents points de vente, également dans quelques jours, à l’occasion d’un prochain article.

Interview croisée de Miss Kat et Denis
Interview croisée de Miss Kat et Denis
Pour la première fois de ma jeune vie de chat critique littéraire, j’ai la chance de pouvoir faire une interview avant la sortie du livre !
Je vous propose donc une interview croisée de ma maîtresse et de Denis qui nous parlent des Amoureux Libertins.
Chaki : Bonjour ma Miss Kat !
Miss Kat : Salut mon Chaki ! Ca fait bizarre d’être à cette place !
C : Ne t’inquiète pas, tout va très bien se passer… On fait un câlin ?
MK : Monte sur mes genoux !
C : Miaouuu ! Alors : tu nous expliquais dans un précédent article la genèse des Amoureux Libertins. Mais ma chérie, nous sommes entre nous : je suis certain que tu as bien d’autres secrets à nous livrer sur la naissance de cette histoire !
MK : Ce projet, c’est un peu mon bébé ! Au départ, il s’agit d’une nouvelle que j’ai écrite et réécrite, car il y avait toujours quelque chose qui ne me plaisait pas. Une fois terminée, j’avais envie d’en faire quelque chose de spécial. J’aurais pu la proposer à un éditeur et j’aurais sans doute été très heureuse si on m’avait proposé de la publier, mais la rencontre avec Denis m’a fait changer d’avis.
C : C’est la première fois que tu dois réaliser un projet en collaboration à trois (auteur, illustrateur, éditeur), cela n’a pas été trop difficile ?
MK : Difficile non ! Stressant parfois (mais je pense que j’ai été stressante, eux non) frustrant, parce que j’ai pris toute la mesure du temps qu’il faut pour mettre un tel projet sur de bons rails… Hé oui, je manque cruellement de patience ! Cela a surtout été une expérience très riche.
C : Comment as tu vécu le fait de voir ton texte passer entre les mains de l’illustrateur ?
MK : Ca a été le moment le plus émouvant pour moi. Je me souviens encore de mon admiration en voyant les premières planches. Dans mon texte, il n’y a aucune description physique des personnages : Denis leur a donné vie selon son inspiration. J’ai découvert mes personnages et ils étaient vraiment très beaux.
C : Et le fait de voir l’éditeur s’approprier le texte et les illustrations ?
MK : Pour reprendre la métaphore du bébé, c’est un peu lâcher la main de son petit dernier et le regarder marcher tout seul… Excitation, fierté, peur (et si ça n’aboutissait pas ?) Mon texte est devenu « autonome » et en même temps, il s’intégrait à un tout : le livre prenait forme.
C: As-tu eu ton mot à dire sur la finalisation du projet ?
MK : Bien sûr ! Je peux même dire que l’éditeur a fait preuve d’un calme olympien avec moi, notamment quand je lui ai fait faire des modifications de texte en plein calage final… (je ne le ferai plus, promis !)
C : As-tu envie de recommencer l’expérience ?
MK : Oui ! J’ai déjà d’autres idées, mais ça, je t’en parlerai plus tard !
Denis
J’interviewe pour la seconde fois Denis, l’illustrateur érotique qui a travaillé avec Miss Kat sur le projet des Amoureux Libertins. A 5 jours du lancement du livre, j’ai eu envie de recueillir ses impressions.
Chaki : Bonjour Denis,
Tu viens de faire ta première exposition d’illustration érotique en galerie et tu vas être édité pour ce qui est sans doute le premier conte illustré pour adulte. Dis-moi tout sur le lancement de ce projet !
Denis : Bonjour Chaki, très heureux de te retrouver. Tu es un chat reporter très prolifique. Je suis régulièrement tes papiers. Et les derniers, sur la table ronde à la Sorbonne, et les articles sur les auteurs érotiques Clarissa Rivière et Julie Derussy m’ont captivé.
Ceci étant dit, maintenant, je suis à toi. Je t’écoute.
C : Qu’as-tu ressenti à ta première lecture du texte de Miss Kat ?
D : J’ai trouvé que c’était un texte bien écrit, surprenant et d’actualité, parfait à illustrer, Il y a un gimmick qui m’a laissé beaucoup de liberté et d’interprétations graphiques. Que du bonheur pour un illustrateur ! Et je suis très fier que MissKat me l’ait confié.
C : Travailler un projet en collaboration à trois, cela n’a pas été trop difficile ?
D : Non. De plus, je travaille régulièrement pour la publicité, et dans ce domaine là, il y a beaucoup plus d’intervenants, ou collaborateurs. Et, sur ce projet, j’avais la pleine confiance de l’auteure et de l’éditeur, ce qui est très rare, et je les remercie.
C : Comment as-tu vécu le fait de voir tes illustrations passer entre les mains de l’éditeur ?
D : Je suis un illustrateur avant tout. Et la finalité de mon travail doit passer dans les mains d’un directeur artistique, d’un éditeur, pour que ces images vivent et soient véhiculées, en opposition avec l’œuvre unique qui ne touche qu’une personne.
C : As-tu eu ton mot à dire sur la finalisation du projet ?
D : J’ai toujours été concerté par l’éditeur des options et choix à faire, sur la réalisation de l’ouvrage. Et j’en profite pour le remercier pour son écoute et sa dévotion.
C : As-tu envie de recommencer l’expérience ?
D : Recommencer, c’est sûr. Et profiter de l’expérience. Pour aller encore plus loin dans un domaine, qui, aujourd’hui, me semble un peu au point mort.
A suivre, donc. De futures interviews en perspective.
Chaki
Le Matou reporter

Une grande dame
Régine Deforges est décédée ce jeudi 3 avril 2014. Je l’ai appris par une brève BFM TV sur mon téléphone, à peine quelques lignes sur un tout petit écran. J’écris cet article pour dire au revoir à cette grande dame, que j’admirais tellement.
Ses livres m’ont fait rire, pleurer, ils sont encore aujourd’hui à chaque relecture, une source de joie. Ce sont eux aussi, qui m’ont donné envie d’écrire.
Je crois l’avoir découverte avec Lola est quelques autres, le premier recueil de nouvelles érotiques que j’ai eu entre les mains. J’ai dévoré tous ses livres avec un réel bonheur à chaque fois.
Elle savait écrire des récits érotiques qu’on a envie de lire jusqu’au bout, créer des personnages qu’on voulait aimer, toucher, sentir vibrer. La sensualité est partout dans ses textes.
Ce soir, je vais relire Sous le ciel de Novgorod, puis Lola et quelques autres… qui m’a tellement marqué à l’époque. Le premier d’une longue série…
Me voyant un peu triste, mon fils m’a demandé qui était “cette dame à la télé”:
– Un écrivain que maman aimait beaucoup.
– Et elle est morte ?
– Oui. C’était une vieille dame, tu sais.
– Elle a eu une belle vie ?
– Je crois oui.
J’aime bien cette notion de “belle vie”. Je ne la connaissais pas, mais c’est l’impression que ses textes m’ont toujours donné.
Mes sincères condoléances à sa famille. Qu’elle repose en paix.



