Stefan Zweig : La lettre d’une inconnue

Posté par sur 29 déc 2017 dans Les humeurs de la Miss | 0 commentaire

Changement de dizaine

Il y a deux semaines, au hasard d’un partage sur Facebook, la vie m’a fait un cadeau : La lettre d’une inconnue de Stefan Zweig lue à deux voix sur France Culture. J’ai immédiatement fait un statut pour dire à quel point ce texte me touche encore aujourd’hui. Cela a créé une jolie chaîne de contacts heureux de découvrir ou de re-découvrir cette oeuvre. Evidemment, j’aurais pu venir ici en parler, mais vous avez dû vous en rendre compte : en 2017, j’ai laissé ce blog en suspens.  Des soucis perso, de santé notamment, m’ont fait m’interroger : continuer, arrêter ? Le blog ? L’écriture ? Les deux ? Ma décision est prise : je serai encore là en 2018, avec de nouveaux textes, de nouveaux projets et de nouveaux partenaires.

Revenons à ce podcast, dont vous trouverez le lien ci-dessous. J’ai découvert cette nouvelle il y a plus de vingt ans. Qu’un grand auteur puisse à ce point exprimer ce que je ressentais m’avait alors clouée sur place. Je découvrais un personnage absolu, un amour dévorant, qui ne laisse aucune place au doute …  Je l’ai écoutée avec une émotion intacte  mais je m’amuse constater à quel point je la comprends différemment aujourd’hui. Cette femme en qui je ne voyais une héroïne amoureuse jusqu’à la mort, je la vois à présent, obstinée dans son amour jusqu’à l’oubli d’elle-même, à la limite du dérangeant. Je perçois mieux ce qui a pu gêner, quand je criais à qui voulais l’entendre que c’était moi, tant je me voyais dans ses mots (ça va, hein, j’avais l’âge. Non, mais !) Aujourd’hui, rassurez-vous, elle est revenue à sa juste place, celle d’un personnage de fiction. Et moi, j’ai grandi. 

J’en arrive même à trouver des excuses à l’écrivain, cet homme qui est tout, mais pour qui elle n’est rien. Chez Zweig, les héros se consument et se suicident à la fin. Avec un style précis et épuré, il exacerbe les émotions. C’est sans doute pour cela que je l’aime tant.

Dans 2 jours je change de dizaine et je n’aurais pu rêver plus belle mise en abîme que ce texte revenu dans ma tête deux décennies plus tard.

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La page sur laquelle vous trouverez le lien vers le podcast :

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