Interview de Nora Gaspard : Vers un Love Festival

Posté par sur 4 fév 2018 dans Les humeurs de la Miss | 0 commentaire

Interview de Nora Gaspard : Vers un Love Festival

En ce début de mois festif, inscrit sous le signe des crêpes et de la Saint Valentin, j’ai le plaisir de vous présenter une plume talentueuse : celle de Nora Gaspard. Je laisse Chaki entre les pattes de velours de cette louve sauvage, enthousiaste et volontaire.

NoraGaspard1/ Bonjour Nora. Ma maîtresse t’a découverte sur Twitter. Nous avons lu tes textes, elle a discuté avec toi, et depuis, nous mourons d’envie d’en savoir plus : qui es-tu belle auteure ? Comment es-tu venue à l’écriture ou comment est-elle venue à toi ?

Je suis femme, ou louve, ou un peu des deux. J’ai l’âge des premiers cheveux blancs, et des seins doux. Je crois que je suis née avec un clavier au bout des doigts. Enfin, pas tout à fait : à l’époque, c’était une plume. Il m’en reste un faible pour le bruit de l’acier qui gratte le papier, comme une main qui passe dans les cheveux. Aussi loin que je me souvienne, j’ai écrit des histoires. De la poésie, au début, avec des lutins et des vaches. Et en grandissant, les lutins sont devenus trolls, et les hommes un peu cochon. En fait, je parle très peu aux inconnus. Je préfère leur écrire. Glisser le désir entre les mots, c’est tellement bon !

2/ Tu permets que je m’installe sur tes genoux ? Parle nous du Love Festival. Comment est né ce projet ? En quoi consiste-t-il ? Je mettrai bien sûr le lien vers ton site, mais je te laisse donner aux gens l’envie de cliquer.

Le Love Festival… Tu sais, Chaton, ces derniers temps, le sexe n’a pas fière allure dans notre monde. Ca parle harcèlement, agressions, violence… Je crois qu’on oublie de mettre du beau dans le sexe. Et je ne veux pas laisser la laideur gagner. Alors j’aimerais qu’on se rappelle le goût du sel sur la peau, les mots doux murmurés au creux du goût, la sueur qui perle, et l’humide dessous.

Je voudrais que l’on puisse parler de la sexualité, du désir, du plaisir avec intelligence et respect. Donc, j’en ai parlé un peu autour de moi. J’ai reçu des encouragements, puis de franches approbations, et enfin, de superbes propositions de collaborations. Avec mon équipe artistique, mais aussi des philosophes, des écrivains, des créateurs graphiques, des sexologues, des journalistes, nous proposons d’ouvrir un espace pluridisciplinaire, le temps d’une journée, où l’amour dans toutes ses formes sera le sujet de nos mots, de nos expos, de nos débats, de nos apprentissages. . Donc j’espère que d’ici quelques mois, se tiendra le premier Love Festival de Belgique, si on obtient toutes les autorisations et que le budget tient la route !

3/Veux-tu nous présenter ton univers ? Ou peut-on te lire, t’écouter, te voir peut-être ? 

Mon univers aujourd’hui combine l’écriture, la photo et la performance. L’écriture au travers de nouvelles, offertes sur mon site  ou à lire sur papier, quand tu caresses la page et qu’elle t’emmène dans de délicieuses fantaisies douces. La photo car depuis 7 ans, je photographie les hommes. Tu ne trouves pas que le monde manque de beaux nus masculins ? Moi oui. Donc j’ai demandé à des inconnus de poser dans le plus simple appareil, sur un lit blanc, dans une chambre inconnue. Juste leurs corps, vivants et magnifiques.  Certaines photos seront exposées au Love Festival, d’autres sont à découvrir ici. Enfin, la performance, en tout cas la scène : tantôt avec ma pianiste pour d’intimes lectures, tantôt dans une version cabaret, où nous sommes accompagnées d’une violoniste alto, de deux comédiens, d’une chanteuse, d’animations 2D délicieusement provocantes… Bref, une belle équipe, qui promet de réchauffer les nuits d’hiver !
Tu vois, Chaki, c’est un univers d’ouate et de lit blanc, de peau salée et de courbes indécentes, un monde où le sexe est joyeux et le désir libre. On y est généreux en mots comme en caresses. Tu restes un peu ?

Miaouuuuuu… Oui, aucun doute. Il me tarde déjà de parler à nouveau de l’avancée de ce beau projet à mesure que la Miss et moi le verrons grandir.

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